Lorsque j’ai lu les messages écrits par les concurrents, ma première idée fut d’en faire un résumé, mais je n’ai pas eu le courage de les interpréter et encore moins de les censurer alors je les livre tels qu’ils m’ont été communiqués comme des témoignages vécus de cette aventure que fut la 21 ème Mini Max :
6 juillet :
MINI, comme ces foutues planches à savon qui te ridiculisent le moindre croiseur dès le vent grand largue (al giardinetto disent les italiens) a plus de 8 nœuds avec 50 cm de creux pour partir au surf… plus aucun respect pour les marins de tradition (je n’ai pas dit les vieux, mais je n’en pense pas moins).
MAX, comme Max Sea, et ses petits bateaux progressant seuls sur la carte, ses fichiers grib et tout qu’il faut pour qu’on croit que ce n’est qu’un jeu, alors que dans la vraie vie, tu sais, quand tu es au milieu de nulle part, que le vent et de 2 ou 3 nœuds, que le spi chancelle et que tu sais que ta femme va encore t’attendre 2 jours et 3 nuits en maudissant (ou en bénissant selon les cas) ce damné joujou à voile qui de surcroît a ruiné la famille…
« Comité MINI MAX», comme Denis, notre nounou à tous, et ses encouragements à la vacation : « Vas y, Colibri, une place de plus par thon de plus de 8 kg sur le quai à Ajaccio ».
MINI, comme la mine du skipper retrouvant 20 m devant sur la ligne Princesse Doudou, sortie de l’ombre sans préavis ni vergogne.
MAXI, le risotto au safran dégusté sous spi grand largue quand le GPS nous promettait encore une arrivée vers 20h en rade ajaccienne.
MAXI toujours en tout cas l’amitié qui préside à nos aventures marines, et foin du HN, du CVL et de FREG, ce type dont on parle tant sur le ponton et que personne ne m’a encore présenté…
9 juillet :
La vacation qui divague sur les ondes, le Comité qui ne nous entend pas plus que l’autre n’entendait Papa Tango Charlie, les appels sonores succédant aux apéros bruyant, Jean qui rie pour avoir touché 3 nœuds de vent, Jean qui pleure parce que la houle est contraire et la pétole sévère…
Basta cosi, je coupe le 77, le 16, le 72 et le 69, j’en appelle au silence et à la solitude qui sont le charme du grand large.
Pour autant le silence et la solitude ne sont pas le vide.
Ils vont se meubler peu à peu de moments d’exception.
Tradition Oviresque oblige, l’on commence par mettre la table.
Au menu, ce soir, lonzo et figatelli, puis un superbe chapon (vous savez, ce gros poisson rouge genre rascasse en plus charnu), cuit en croute au sel, 25 minutes, « contorni » à l’avenant et fromages corses.
Sur le soleil qui descend droit devant Mozart bien sur, Don Giovanni tant que dardent ses rayons, puis la grande messe en do mineur au couchant et enfin, moment ultime, quand plonge le cercle rouge et que rose et bleu pastels se fondent dans l’axe de l’étrave, dans la douceur de la houle calmée, par 5 nœuds de nord et vieux rhum en bouche, le concerto pour clarinette, 2eme mouvement, expression achevée du génie et de la musique.
La nuit nous retrouvera plus tard en compagnie de Michel Petrucciani, paix à son âme, dont les arpèges scandent le bruissement de l’eau sur la coque.
Promis, le comité, nous rallumerons la VHF demain à 7 heures pour la vacation avec le sémaphore de Porquerolles, puisqu’il le faut.
Oviri
Une Mini Max de plus :
Un accueil à Ajaccio de plus .
Se lasse –t-on de courir, de découvrir à chaque fois les mystères d’un parcours et d’une météo mille fois recommencés ?
Belle mosaïque de bateaux, du 6,50 au 48 pieds, du plus sportif au père tranquille, de personnes à la multiplicité des parcours individuels.
Tous rassemblés par la même passion.
Une chose est sûre : merci à toutes ces bonnes volontés qui, grâce à leur engagement permettent que l’événement ait lieu, que la mayonnaise prenne, et merci à Marius pour la qualité de son accueil, toujours aussi souriant et hospitalier et à la prochaine.
Jason
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Plus qu’un bateau, un grand bol d’air et d’espoir …
Revenu des tropiques pour me faire découvrir de nouveaux horizons, c’est sur le départ de la Mini Max qu’il me positionne tranquillement.
Un départ en douceur pour décoller sa svelte silhouette du lion, passer Porquerolles et profiter d’une agréable descente sur Ajaccio où la bonne humeur et le soleil sont au rendez-vous.
A demain pour le retour.
Cocoa
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Bien que « La Tassée » soit un bateau beaujolais, cette course aura été placée sous le signe de l’eau, eau de mer bien sûr ! Mais cela est inévitable, eau douce aussi et cela est plus rare chez nous, mais pour tenir le coup sous un tel soleil mieux vaut éviter de trop consommer le « sang de la terre » aussi bon puisse-t-il être.
Signe de l’eau encore avec les douches à répétition sur le quai, eau enfin avec la transpiration qui nous a fait mouiller la chemise au propre comme au figuré.
Soyez certains que nous referons les niveaux au retour à terre.
La Tassée 4
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Bonne navigation, que du portant, heureux jusqu’à Porquerolles où l’on s’est fait dépasser par « Boréal » qui marchait 2 à 3 nœuds plus vite que nous. Bon, c’est dur mais on survivra. En espérant qu’au retour il y ait du près dans une mer formée.
Gniak Gniak Gniak !
????
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“Job list” à bord de « Mademoiselle Iodée »
- Monter au mat pour vérifier l’usure inhabituelle de la drisse de spi.
- Trouver un nouveau maillot de bain dans les petites boutiques d’Ajaccio.
- Recharger les batteries, vérifier les soudures de panneaux solaires… trouver un fer à souder.
- Réapprovisionner la caisse de nourriture : tomates, soupes déshydratées et un peu de chocolat … mais pas trop.
- Renouveler la couche de vernis à ongles sur les orteils.
- Recoller les penons sur l’extrados du gennak.
- Investir dans un nouveau brumisateur.
…
A l’escale, un équipage de fille a BEAUCOUP plus de travail que le reste des concurrents.
Mademoiselle Iodée.
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Au lieu de partir au large comme des ânes nous aurions mieux fait de couper par Beauduc et Faraman. Puis piégés comme des bleus dans la pétole c’est le feu au cul que « Cécile » a traversé sous la puissance d’Eole.
Un cachalot mal élevé et des baleines dans des sauts extraordinaires nous ont finalement laissé la route vers la passe des Sanguinaires.
Après une belle arrivée sous spi dans la baie d’Ajaccio, et avant de remettre ça, « Cécile » a bien mérité son repos.
Sprint à Cécile.
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Sur « Meleke » entre deux bords de spi au large de Marseille, le souci était de savoir ce que nous allions manger au dîner. Ce fut « pâtes aux courgettes » et salade de riz le deuxième soir.
Au petit matin de l’arrivée, nous aurions aimé manger du « Kiwi », mais au final la brise du matin n’a pas suffi, mais c’était déjà un grand bonheur.
Meleke.
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Première étape Mini Max.
Bateau « Kiwi » mauvaise option programmée à savoir faire du large jusqu’à Porquerolles. La porte Porquerolles devrait être facultative (à méditer).
Sinon belle navigation de conserve avec « Meleke ».
Kiwi.
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La première manche de la 21éme Mini Max fut un grand rêve. Enfin pour une majorité, tous les ingrédients du succès et du bonheur étaient présents. Un vent qui avait obéi aux prévisionniste, une mécanique qui a résisté aux sollicitations et un équipage en extase devant ces conditions.
Comme tout allait si bien mon équipier dormait béatement lorsqu’une petite rafale m’a fait partir au lof et dans la gîte il est tombé de sa couchette et s’est fendu le crâne sur le pied de mat, ce qui n’a heureusement pas terni sa motivation.
Pour compléter cette partie de plaisir l’arrivée dans la baie d’Ajaccio par une mini brise nous a permis de passer devant trois bateaux dont notre ami jean Claude qui en a fait une indigestion et de finir par un petit jeu de piste pour trouver la ligne d’arrivée.
Un grand merci et un grand bravo à tous les organisateurs.
Princesse Doudou
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7h00 : nous arrivons en vue de Porquerolles
14h00 : enfin, grâce à 0,5 Nd de courant nous dérivons loin de l’île.
Séance douche et pique nique pour tromper l’attente, cuisson recto verso et petite prière à Eole. Dans la soirée, prière entendue, enfin 15 Nd établi, vite le spi.
La passe des Sanguinaires donne envie de s’arrêter et plonger pour admirer les magnifiques gorgones. Puis l’arrivée à Ajaccio sous spi dans le petit air permet d’admirer la baie et la ville. On va pouvoir débarquer pour la visite.
Mandala.
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Le paradoxe des courses à la voile est que nous nous employons à tout faire pour arriver au plus vite alors que nous ne sommes pas pressés d’en finir et à bord de « Bingo » 511 ce paradoxe mené au bout de la démonstration est devenu théorème : tout le plaisir fût présent dans ce long et large bord de vent portant qui a mené beau bateau et fier équipage du golfe d’Aigues Mortes à celui d’Ajaccio.
Bingo.
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Ce mardi matin, les quatre Istréens affichent la tête de leur surnom : « Bouffeurs de vase ».
Mais après le café, croissant, bière les mouettes qui criaillaient dans leurs têtes laissaient la place à leurs cigales habituelles, dons tout va bien pour eux.
Teris et Stone fish.
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Belle première étape pour « Boréal ». Du portant et encore du portant ! Le meilleur moment du proto 6,50 a été le début de la traversée à 12 nœuds de moyenne !
Le A40 « Géranium Doctor » n’a pas pu lutter face aux aptitudes du proto au reaching (portant). Le match s’est joué « Jason » pour le reste de la traversée qui a fini par prendre le dessus au finish.
Boréal.
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Tranche de vie à bord d’Okoumé : Pierre, équipier de choc, se met soudain à philosopher. En effet, il considère Okoumé comme un petit cheval fougueux qu’il faut dresser ! Drôle de coïncidence puisque les parents de Mathieu élèvent des chevaux camarguais en Cévennes.
Okoumé.